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La thanatopraxie actuelle sappuie sur des techniques de la fin du XVIIIe siècle. On peut citer Jean Nicolas Gannal (chimiste) qui fut un des premiers à pratiquer linjection de solution antiseptique.
La technique fut perfectionnée pendant la guerre de sécession aux Etats-Unis. Ce n’est que vers la fin du XIXe que le formol, aujourd’hui très répandu, entre dans la composition des fluides de conservation.
Cette technique de soins de conservation, dhygiène et de présentation confère au défunt une dignité apparente et permet un dernier accompagnement, sans ajouter à la douleur des proches, les désagréments engendrés par les modifications post mortem du corps humain.
Il sagit dun procédé effectué par un technicien diplômé et habilité. Le thanatopracteur intervient dans les heures suivant le décès, sous autorisation municipale, dans la salle technique de la chambre funéraire, les établissements de soins ou au domicile.
La conservation laisse à la famille géographiquement éloignée le délai nécessaire pour se rendre auprès du défunt, lhygiène évite toute propagation microbienne à lentourage, la présentation redonne une image apaisée et apaisante, atténuant ainsi lappréhension de la vision du défunt. Le thanatopracteur aura assuré, selon les souhaits de la famille, lhabillage, redonnant ainsi son aspect familier au défunt.
Si les conseillers funéraires proposent des soins de conservation aux proches des défunts, cest dans le but doffrir à ceux-ci les moyens de mieux vivre le deuil et daccompagner un être cher jusquà ses obsèques avec plus de sérénité.
La thanatopraxie fait appel à des techniques modernes très éloignées de lembaumement, sa forme historique. Contrairement à ce dernier, lacte de thanatopraxie préserve au défunt son intégrité physique.
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